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Lunettes Vertes : Regard sur la FrançAfrique

Comme le « parlé vrai » est dans l'air du temps,nous allons, par ce regard sur la françafrique,mettre en lumière ce que savent tous les politiques de toute tendance confondue...

Tout d'abord, avec notre regard  « écologique », l'énergie solaire qui pourrait être la ressource principale dans ces pays d Afrique ,où le soleil est »roi », n'a jamais été développée et pour cause, l'on favorise l'émergence des énergies qui profitent toujours aux mêmes ; c'est à dire à l'occident voire à la France .

Nous pensons que ce fut une grosse supercherie que sont tous ces « accords de défense » signés, entre la France et les pays africains.

L'on pourrait les résumer ainsi de façon laconique ; la voix de la France : « toi, on te nomme Président de ton pays, on te protégera contre les rebellions externes et internes,mais en échange, tu nous céderas toutes tes matières premières... » _Oui M'ssieur répond le noir, futur Président....

C'était la période de Jacques Foccard, avec ses multiples réseaux mafieux ,qui décidait du sort des chefs dEtats africains(http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Foccart#Les_m.C3.A9thodes_et_.C2.AB_r.C3.A9seaux_Foccart_.C2.BB)

 

Ce qui nous semble curieux , c'est que comme par hasard , la stabilité règne dans tout pays africain qui protège les intérêts français ; c'était le cas de la Côte d'ivoire sous le feu Houphouet Boigny,(président : 1960-1993), fondateur de la notion de la françafrique(http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7afrique).

Cette idée vient d'être corroborée par un discours de l'ex chef d’État sud africain  Thabo Mbeki : « L'occident interviendra toujours en Afrique pour évincer tout gouvernement qui ne lui conviendrait pas »

Soulignons aussi que, presque tous les chefs d’États africains se retrouvent souvent dans une sorte de « confrérie », passage presque obligé, pour obtenir les faveurs de la « mère France » ,et se croire ainsi en « communion » avec le « dieu » de la terre...

 

Encore une autre grosse supercherie, que représente ,cette mise en place par la France d'un système monétaire : la création du Franc CFA(colonies françaises d'Afrique), en 1945,qui devient plus tard,(fin des colonies oblige), (compagnie française d'Afrique), constitue une entrave à la souveraineté des États membres.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA)

 

Voici quelques particularité de cette monnaie:les devises des pays africains sont déposées au Trésor français et ce dernier pour des raisons inconnues, ponctionne la moitié de ces dépôts ; d'autres parlent même de près de 60 % des avoirs africains....

Nous sommes ici ,en présence des pays de la zone franc, qui sont au nombre de 15 pays ; avec près de 300millions d'habitant, n'ont pas le droit de créer une monnaie...

Citons au passage ce que disait un grand leader africain en son temps, le Président Modibo Kéita du Mali (actualité oblige), dans les années 60 : « l'histoire nous enseigne que le pouvoir politique, s'accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie, et que le pouvoir monétaire est inséparable de la souveraineté nationale, qu'il est le complément inséparable, l'attribut essentiel. Pouvoir politique et pouvoir monétaire , ne sont donc à vrai dire, que les aspects complémentaires d'une seule et même réalité : la souveraineté nationale »

Certaines voix de nos jours , de leaders africains , s'élèvent contre ces pratiques ; mais elles sont systématiquement réduites au silence;sous prétexte que ce sont celles des dictateurs. Ces leaders se retrouvent donc évincés du pouvoir, car très gênant pour les occidentaux, voire pour la France.

Pour continuer dans la supercherie,figurez vous que dans les conseil d'administration,des banques centrales de ces pays,siègent

des administrateurs français. Par exemple dans l'une des 3 banques centrales ,il y a 4 administrateurs français sur 8 qui sont au conseil d'administration. Les décisions doivent être votées à la majorité...No comment ! Mais cette présence française confère à la France un droit de veto lors d'une prise de décision.

Le modèle imposé par l'impérialisme, facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux,et l'importation par la France des matières premières(cela nous ramène à faire des terres africaines des greniers pour les occidentaux où l'on cultive certains produits pour la consommation de l'occident : café, cacao par exemple) , mais bloque les échanges inter-africain.

 

C'est surtout un système qui favorise la fuite des capitaux de l'Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier

librement leurs liquidités vers la France ; et les transferts d'argent et l'Afrique s'opèrent sans entrave au profit des élites françafricaines. Ce sont les fameuses valises diplomatiques...Une anecdote : une coopérante qui enseignait au Burkinabé dans les année 70 me disait  à propos de ses valises : « quelle honte de piller sans vergogne un pays qui est aussi pauvre » !

 

Une chose qui nous intrigue est que comment peut on effacer une dette contractée par un pays ?

Les pays riches, par moment, effacent les dettes des pays du sud. Au nom de la procédure dite PPTE (pays pauvres très endettés) ! Notre question est que si cela était vraiment réel, pourquoi ne pourrait on pas effacer les dettes d'autres pays pauvres, comme par exemple la Grèce ? Es-que un système financier, peut annuler une dette contractée, sans qu'il n'y ait une contre partie ?

Nous pensons là encore, que c'est une supercherie de faire croire aux pays africains que l'on efface leurs dettes...

Le principe de « gagnant ,gagnant »,est difficile à accepter par l'impérialiste, car pour lui,tout lui reste dû. L'africain est sujet aux stéréotypes ; un africain inculte, est plus agréable à l'impérialiste : « nous manzé gros la viande jour dhui ».

Le vrai intellectuel, celui qui sait, gêne un peu le colon ; il le met un peu mal à l'aise car il lui fait perdre « sa supériorité » !

Mais pour certains, « noir c'est noir » ; car ce dernier ne doit que exécuter des taches subalternes...Raison pour laquelle l'on estime en France des chefs d’États africains « béni oui oui »...Nous sommes en présence des protectorats français et non des États souverains.

 

Nous dirons que « le franc CFA est un liant qui cimente les relations économiques entre la France et les pays de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d'un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France ». Une dévaluation permet de brader en toute impunité, les matières premières de ces pays.

« Droites et gauches françaises se relayent le témoin de cette politique transversale, d'ingérence et d'immixtion grossières ou subtiles, qui s'opère notamment contre les anciennes possessions coloniales françaises d'Afrique ».

 

Pour toutes ces raisons citées ,nous persistons et nous signons que la françafrique demeurera une « institution éternelle ».Quel que soit les pouvoirs qui se succéderont en France, cette « institution » ne pourra jamais disparaître. Que les africains ne se leurrent pas ou ne s'illusionnent pas en comptant sur un quelconque changement du pouvoir en France ou à une sorte d’idéologie différente pour mettre fin, (ou pour dissoudre), à cette françafrique.

 

N'oublions pas que en politique, « l’honnêteté intellectuelle » n'a pas sa place ; car, comment presque tous les dirigeants « énarques » qui dirigent la France, peuvent ils cautionner cet arbitraire système du franc CFA ? Continuité oblige !

Tout simplement, il faut être « fou » pour se tirer une balle dans le pied en faisant disparaître la françafrique ; et la France n'est pas « folle ».C'est pourquoi depuis DE GAULLE à François Hollande,en passant par Sarkozy- Chirac,via Mitterand, Giscard ou Pompidou, le fond de la françafrique ne changera point.

D'une façon caricaturale, nous dirons que dans ce binôme que représente la françafrique,la France représenterait le « véhicule », et les pays africains «le « carburant ».

Dites nous chers lecteurs et lectrices, dans ce monde matérialiste , qui pourrait se passer de sa « source » d'alimentation ?

La France « superstart » au monde dans l’énergie nucléaire, ne puise pas son uranium en Bretagne , mais au Niger, pays le plus pauvre au monde...

Donc chaque président successif s'efforcera à imprimer son « emprunte digital »sur la situation en Afrique, mais le fond de cette « institution » que représente cette françafrique demeurera  toujours...

Comment peut-on prétendre « gommer » tout ce qui vient d'être relaté ci dessus par une simple « séparation » de deux mots!France d'un côté et Afrique de l'autre!

Que les africains ne fassent aucune illusion ; la « continuité »de la politique étrangère française, voire africaine, restera la même.

Si l'Afrique représentait un fardeau, ou une charge(nombreuses aides en faveurs des pays du tiers monde),pourquoi ne pas « filer le bébé » aux chinois qui n'attendent que çà ?

Nous pensons que chacun a son « maître » : de la même façon que les pays africains sont soumis au diktat de la France , elle même n'a vraiment pas « les mains libres » dans sa politiques monétaire vis à vis de l'Europe...

Chaque pays,dans ce monde, souhaiterait avoir une souveraineté monétaire. L'argent étant « le nerf de la guerre » : mais au bout du compte, ce sont les marchés financiers qui détiennent réellement le pouvoir et non les politiques...

Ce qui nous fait dire : vivement l'avènement du : « demandez et vous recevez »

 

D.LEPIEGE (Sociologue)



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