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La Montreuilloise : brune, blonde, rousse et bio !

 

Le maître-brasseur Jérôme Martinez ouvre ce mois de juin 2014 sa brasserie artisanale, implantée à quelques pas des murs à pêches dans une usine des années 1870.

 

La Montreuilloise est la fille de la Zymotik. Entendez par là qu'il s'agit d'une nouvelle bière artisanale, brassée à Montreuil par Jérôme Martinez qui prend la suite de la pionnière Zymotik, produite depuis quatre ans par Florent Deneubourg, en partance pour le Lot.

L'occasion a fait le larron. Jérôme venait de quitter depuis quelques mois la Cimade, association de solidarité qu'il dirigeait et où il a travaillé vingt ans auprès des migrants sans-papier. En suivant, engagement au sein de l'association le Sens de l'Humus, bien connue des écolos montreuillois pour son travail sur les murs à pêche et l'agroécologie d'avant Stéphane Le Foll. C'est à l'association que Florent parle en 2013 de son départ et de son désir de transmettre son activité de brasseur artisanal. Et c'est Jérôme qui se lance et prend le relais.

 

Ouvrir la bière

 

La nouvelle brasserie est hébergée dans des locaux de 500 m2 sur l'ancien site EIF, rue Pierre-de-Montreuil. A la demande de la municipalité, l'Etablissement public foncier d'Ile-de-France a acquis l'an dernier les bâtiments industriels (blanchisserie, puis commerce de machines-outils), le temps que se construise et se développe un projet économique en lien avec l'avenir des murs à pêches.

Le raccordement au réseau d'eau potable est fait, au frais du brasseur, les cuves et autres outils sont en place : tout est prêt pour les premiers brassages début juillet.

Mais l'activité de la Montreuiloise ne sera pas que de la production. Un des piliers du projet est, là aussi dans la suite de la Zymotik, l'offre de stages pour apprendre à faire de la bière. Chaque samedi depuis ce mois de juin, deux groupes de maximum huit personnes peuvent s'initier durant une demi-journée aux joies de brasser, avant de revenir quinze jours plus tard chercher la vingtaine de litres fabriquée par chacune ou chacun, à déguster entre amis, en faisant valoir ses nouveaux savoirs. Viendra ensuite l'activité de suivi, de conseil, de mutualisation, de perfectionnement, de fourniture de malt, de houblon et de petits matériels pour faire vivre la pratique de la bière maison dans la cité.

 

De l'eau, du malt, du houblon et du savoir-faire

 

Dès juillet, on va en voir de trois couleurs à la Montreuilloise : des blondes, des rousses et des brunes. A la rentrée viendront entre autres une bière blanche et des bières spéciales au gré des saisons.

C'est le maltage de la céréale qui fait la couleur. Il a pour but de développer dans l'orge - ou autre céréale - toutes les enzymes nécessaires pour le brassage ultérieur, de donner au grain sa friabilité pour permettre la transformation de l'amidon en sucres, de donner aussi un arôme plus développé en fonction de la température de séchage. A la fin, la couleur du malt obtenue varie du jaune au brun en passant par toutes les teintes de doré. Selon qu'il désire fabriquer une bière blonde ou brune, le brasseur choisit l'un ou l'autre malt. Jérôme Martinez se fournit auprès de la seule malterie de la région, à Pithiviers, qui produit une petite variété de malt bio, le bio étant un marqueur fondamental de la démarche et de la production du nouveau brasseur.

Le but du brassage – qui lui se fait sur place, à Montreuil - est d'obtenir à partir des matières premières (eau, malt et houblon) un moût sucré et aromatisé qui, par la suite, subira la fermentation alcoolique et donnera la bière proprement dite. Si l'eau – après décantation pour retirer les odeurs chlorées – vient du réseau local, le houblon lui, vient d'Alsace, d'Allemagne ou d'Angleterre. Il viendra peut-être bientôt en partie des murs à pêche, c'est le souhait de Jérôme que d'en produire d'ici deux ans dans des parcelles attenantes à son site de production.

 

Ventes locales

 

Les bières, produites dans le respect du cahier des charges de Nature et Progrès, référence historique de l'agriculture bio, ne devraient pas avoir de mal à se vendre. La Zymotik a creusé le chemin et le bouche-à-oreille devrait être vigoureux à la sortie des premières Montreuilloises, dont la production est espérée à 1 500 litres par mois dès l'automne. Bars, restaurants, coops alimentaires, événements culturels, amaps, commerces bio : le réseau des clients possibles est vaste à Montreuil et dans les villes alentour. On pourra aussi acheter sur place, au 97, rue Pierre-de-Montreuil, les vendredis après-midi, de 17h à 19h, et les samedis matin, de 10h à midi. Et trouver toutes les infos qu'il faut sur le site :    la-montreuilloise.com

 

 

BD



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