Jump to Navigation

La maison des Babayagas, un projet de vie alternatif à la maison de retraite

 

Rencontre avec Thérèse Clerc, fondatrice de la maison des babayagas

Inventer de nouvelles façons d’aborder la vieillesse, c’est le pari lancé par une vingtaine de femmes âgées à Montreuil, avec la maison des Babayagas, lieu de vie autogéré, maison citoyenne et écologique pour changer « l’imaginaire social de la représentation des vieux »

C’est en 1995 que Thérèse Clerc, militante féministe, se penche sur la question d’un lieu de vie  créatif et solidaire pour les femmes âgées . Ce projet, qu’elle qualifie d’utopie, car il est aussi politique au sens où il se fonde sur l’idée qu’il faut promouvoir un nouveau mode de vieillissement, repose sur l’autogestion et la solidarité.

Thérèse Clerc est enthousiaste car après de longues pérégrinations, la première pierre a été posée le 15 octobre et la maison devrait normalement être terminée en juillet 2012. Elle comprendra 25 appartements dont 20 pour les femmes âgées et 4 réservés, à la demande du Conseil général, pour des moins de 30 ans dans l’optique de favoriser le lien intergénérationnel. Le projet qui relève finalement du logement social, est financé par la région, mais aussi l’OPHLM, la ville, le département et l’Etat, au titre de l’innovation sociale.

Au rez-de-chaussée, des locaux collectifs qui seront ouverts à tous, avec un projet de spa, mais qui peine à voir le jour.

Semeuses du futur et créatifs culturels

Les Babayagas (le terme provient de la mythologie russe et évoque une vieille sorcière pouvant aussi donner des conseils et accorder l’hospitalité) se réclament  de la mouvance des « créatifs culturels », qui entendent remettre l’humain au cœur de la société, promouvoir l’environnement et le lien social à travers des réponse innovantes.

Les Babayagas seront aussi les « semeuses du futur » pour faire advenir une autre société ; Thérèse Clerc préfère parler « des vieux » plutôt que « des seniors » ou « des aînés », et souligne que vieillir n’est pas une pathologie. On a trop souvent  tendance à infantiliser les vieux, souligne t-elle, oubliant que leur savoir pourrait être utilement valorisé et faisant fi de leur  fonction de transmission.

L’habitat groupé

Le « bien vieillir »  s’apprend et se prépare… Vieillir ensemble dans l’entraide est le projet de vie choisi par les Babayagas au travers de l’habitat collectif, qui trouve aujourd’hui de nombreux adeptes dans les pays du Nord de l’Europe.

Les émules se comptent aussi en France puisque d’autres maisons de Babayagas sont en cours de  réalisation à  Saint Priest, Saint Etienne, Marseille, Palaiseau, Bagneux et Brest.

Ce type d’habitat peut aussi être une réponse aux violences et maltraitances souvent subies par les personnes âgées, en particulier les femmes davantage exposées à la pauvreté, à l’isolement.

Plus d’informations sur le site de l’association : http://lamaisondesbabayagas.fr

Propos recueillis le 7 décembre 2011


Voir également la vidéo, Montreuil: Dominique Voynet pose la première pierre de la Maison des Babayagas, sur le site Montreuil Vraiment, Rubrique "Dernières vidéos"



Main menu 2

Souscrire au Citron Vert - Montreuil RSS
by SEMI-K.