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Fukushima - Montreuil

11 mars : trois ans que l'inimaginable s'est produit à Fukushima, 25 ans après que l'inimaginable se soit produit à Tchernobyl. Pour marquer ça, un scandale, un de plus, révélé en France le 2 mars par le Journal du dimanche : des sans-abris de Tokyo sont recrutés pour une bouchée de pain afin de nettoyer la zone contaminée autour de la centrale. Qu'importe, c'est pour la bonne cause, et pour faire des économies : la décontamination du secteur a coûté 2,7 milliards d’euros pour la seule année 2012, et on est loin, très loin du but.

Ma ville était superbe“, témoigne Katsutaka Idogawa, ancien maire de Futaba, la ville où la centrale est basée (1). “Aujourd’hui, c’est fini tout ça. Dans quelques temps, Futaba sera une ville fantôme. La plage est déserte désormais parce qu’elle est recouverte de particules radioactives. Mon pays est occupé par la radiation“.

Pour la grande majorité des 160.000 habitants de la région déplacés, l'avenir demeure très incertain, cependant que début mars la revue Sciences et Avenir révélait les résultats d'une étude qui n'ont pourtant rien de surprenant : consacrée à la détection de tumeurs de la thyroïde, menée sur 238.785 enfants, elle montre un taux 100 fois plus élevé que dans le reste du Japon.

En France, pays du nucléaire, on regarde ailleurs. Et pour cause :  une évaluation économique d'une catastrophe similaire à celle de Fukushima a été réalisée en mars 2012 par le très officiel Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) : cela coûterait de 430 milliards d'euros à 760 milliards d'euros ! C'est bien plus que les dépenses totales de l'Etat français prévues pour 2014 (370,5 milliards d'euros).

Des estimations tellement énormes, des conséquences tellement graves qu'elles nous sidèrent, nous anesthésient. On n'y croit pas. On ne sait pas quoi faire.

Pourtant, il ne faut surtout pas en rester là : il est urgent de sortir du nucléaire !

A Montreuil, pour avancer vers la sortie du nucléaire, mais aussi des énergies fossiles dont la consommation provoque la dérégulation du climat et d'autres catastrophes sanitaires, la municipalité sortante et la liste qui porte son bilan et le projet pour l'amplifier sont clairs sur leurs actions : construction des bâtiments en basse consommation d'énergie, voire à consommation nulle, voire pour les premiers déjà sortis de terre, produisant plus d'énergie qu'ils n'en consommeront ; rénovation massive des logements existants dans le parc social ; aide aux copropriétés et individuels pour la réalisation de travaux d'isolement et de réduction des consommations énergétiques de leurs logements ; réduction des consommations d'énergie dans l'espace public et les locaux de travail ; priorité aux transports en commun, à la marche, au vélo..

Face aux problèmes, il ne faut ni se mentir ni regarder ailleurs : il faut construire ici l'écologie des solutions !

(1) greenpeace.fr – 21 février 2014

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