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Faire campagne dans sa ville.

 

« Mince ! Le bébé est déjà réveillé... » Je fouille dans le noir pour trouver ma montre. Il est 05h36... Mais, c'est quoi ce bruit ? Il pleut. Il pleut, beaucoup. La pluie martèle le toit et je songe soudain que je suis censée aller tracter pour Ibrahim Dufriche au marché à 10h...

 

Il faut beaucoup d'enthousiasme et croire profondément qu'Ibrahim Dufriche sera bénéfique à Montreuil pour se lever tôt le matin et tracter dans le vent et le froid. A 10h30 je suis au marché de la place Carnot, les passants sont rares et le vent froid.

 

Et chose toute bête, quand on tracte : on ne peut pas mettre de gants sinon, on n'arrive pas à attraper les feuilles une par une pour les tendre au client qui regarde avidement les fromages.

 

Une vieille dame refuse mon tract et me dit d'un ton sec et péremptoire : « Je vous dis ce que j'ai dit aux autres : je voterai pour vous quand vous ferez alliance avant le premier tour ». Sur le coup (le manque d'expérience sans doute) j'ai acquiescé, ne voyant pas vraiment ce qu'il y avait de mal à ça. Mais à la réflexion (en attendant d'autres riverains), je trouve que c'est dommage de s'allier dès le premier tour, même avec des gens qui nous ressemblent. Les électeurs doivent avoir le choix et il y a des différences, même entre ceux qui gouvernent ensemble. Et de toutes façons, le scrutin est à la proportionnelle. Alors dans la très grande majorité des cas, des coalitions doivent se former après les résultats du second tour.

 

Quelques jours plus tard, le temps ne s'est pas radouci, mais au moins il ne pleut pas. Avec cinq autres militants d'EELV du quartier Solidarité-Carnot, nous nous postons à l'angle de l'avenue du président Wilson et de la rue Colmet-Lépinay à 8h35. Les gens filent à toute allure pour conduire leurs enfants à l'école ou attraper un métro. Ça file et ça défile, les tracts arrivent dans les mains des passants pressés qui liront les propositions d'Ibrahim Dufriche une fois dans le train ou à la pause café. En tous cas, nous sommes bien reçus. A part un homme qui me lance menaçant : « Quand on aura repris la mairie, on va détruire tout ce que vous avez fait place Carnot ». Beau projet. Les citoyens apprécieront d'avoir payé pour rien. Et puis les métaphores militaires, ce n'est vraiment pas ma façon de voir la politique. Et je pense que les Montreuillois ont envie d'autre chose que des revanchards sur le retour qui voient la ville comme une place forte à assiéger.

 

Dernier acte, le meeting d'Ibrahim Dufriche lundi 10 février dans une école de la Boissière. Convaincue par Dominique Voynet, Emmanuelle Cosse, Pierre Serne et Ibrahim Dufriche, évidemment. Je retiendrai cette formule de mon candidat : « l'écologie est la solution pour lutter contre les inégalités sociales ». Mais évidemment !

 

Quels secteurs vont créer des emplois dans les prochaines années ? Les énergies renouvelables. Qui fera baisser les factures d'énergie des ménages ? La sobriété et le changement des comportements prônés par l'écologie politique depuis longtemps ! Qui combat les conflits d'intérêt, le renouvellement de la classe politique et une manière de faire la politique qui associe vraiment le citoyen ? EELV qui dans une grande ville de 100 000 habitants n'a pas peur d'élire en tête de liste un homme qui n'a justement pas sa carte au parti.

 

Alors oui, faut du courage pour se lever le matin et aller tracter sur les marchés. Mais si c'est pour choisir Ibrahim Dufriche comme nouveau maire de Montreuil, alors je signe encore.

 



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