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Durban. Et si on profitait de la crise pour sauver le climat et les emplois?

Depuis lundi 28 novembre, les négociateurs du monde entier sont réunis à Durban (Afrique du Sud) pour la 17e Conférence des parties de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climat (ou COP17), qui durera jusqu’au 9 décembre.
Suite aux résultats décevants des grands rendez-vous précédents (Copenhague 2009, Cancùn 2010) il s’agit de remettre le monde sur la voie d’une action internationale qui soit à la hauteur des enjeux climatiques. A Copenhague, la communauté internationale avait reconnu clairement la nécessité d’éviter un réchauffement supérieur à 2°C. Seulement, si des engagements concrets supplémentaires ne sont pas pris rapidement, le réchauffement aura très vite dépassé ce seuil, et un avenir bien incertain nous attend.

La priorité pour ces deux semaines de négociations sera de:
- assurer la prolongation et un renouvellement de l’actuel protocole de Kyoto. Ce mécanisme qui devrait prendre fin en 2012 constitue aujourd’hui le principal outil international concret (bien qu’imparfait) de lutte contre le changement climatique.
- Consolider les acquis des conférences précédentes, notamment sur l’aide aux pays en développement pour leur adaptation aux impacts du changement climatique et pour les aider à s’orienter vers un développement « propre ».
- Préparer une « feuille de route » pour un accord plus large, plus ambitieux et à caractère obligatoire, d’ici 2015.

Si certains voient la crise économique et financière comme une contrainte supplémentaire à une politique climatique ambitieuse, EELV et les Verts Européens estiment au contraire qu’elle est une bonne opportunité de nous diriger vers une nouvelle économie, plus propre et créatrice d’emplois durables. Nous espérons donc que, lors de ces négociations l’Union Européenne parviendra à peser en parlant d’une seule voix et en affichant des objectifs ambitieux. En décidant de passer à un objectif de 30% de réductions de ses gaz à effet de serre d’ici 2020 (plutôt que 20% actuellement), l’Union Européenne pourrait redynamiser les négociations et emmener avec elle Etats-Unis, Chine et Inde vers une économie vertueuse. En même temps, cela pourrait créer jusqu’à 6 millions d’emplois (dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la recherche…), réduire notre facture de gaz et électricité et les impacts de nos économies sur la santé

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