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Des habitants du Bel-Air aux petits soins de leur quartier

L'initiative naît début 2012, d'habitants du quartier. Les noues viennent d'être installées le long des nouvelles rues qui l'ouvre vers les murs à pêche. Des papiers s'y accumulent. Mais pas que là.

Quelques voisins entreprennent de nettoyer ensemble. Le rapprochement entre habitants de copropriétés et d'immeubles de l'office HLM aboutit à un premier grand ramassage collectif. Une quinzaine de personnes se retrouve un dimanche matin et se répartit les rues.

On en parle au conseil et à la régie de quartier. En septembre 2012, on monte d'un cran, avec des bacs de récupération et de  triage, des gants et des gilets. Le périmètre s'étend ; on ramasse « énormément de détritus », témoigne Fatima Berrassil, une des initiatrices de la démarche. Qui note surtout « des papiers, des emballages de confiseries, des canettes... ».

Les élus sont conviés et répondent présents, la maire (de l'époque) en tête. Les habitants pointent avec eux les manques, notamment de poubelles de rues, et les zones les plus difficiles. Au fil des mois, la situation s'améliore.

Le ramassage collectif passe alors à un rythme mensuel, annoncé par affichage dans le quartier, dans les bâtiments, par mels, par bouche à oreille ... Chaque séance, le dimanche de 10h à 14 h, réunit entre dix et quarante personnes, enfants compris. Car le but est aussi de faire se rencontrer les habitants, pour mieux s'entraider, s'impliquer dans la vie collective.

Aujourd'hui, le rythme a ralenti. Les ramassage collectif se font tous les deux mois. De fait, ça s'est un peu redégradé. Mais les animateurs espèrent que d'ici quelque temps, à la fin des gros travaux de rénovation du quartier, la situation sera plus facile à traiter, que la saleté sera moindre, les icivilités moins faciles. Le plus gros est fait, l'affaire lancée, le noyau motivé bel et bien là. Dans l'ensemble, l'initiative est appréciée, même si Fatima se rappelle de quelques réactions du style : «  je ne viens pas ramasser parce que je paye assez d'impôt pour que ce soit fait »...

Et maintenant ? Ça continue donc une fois par trimestre, pour l'instant. Fatima relève qu'il manque encore des poubelles de rue. « Nous aimerions bien aussi intervenir dans les écoles », ajoute-t-elle, pour sensibiliser les enfants à ne pas jeter dans l'espace public, et à faire passer le message à leurs parents. Et pour avoir plus d'impact, il faudrait plus de com, un peu plus de moyens, car pour bien faire, il faut avoir le temps de le faire. »

Gagnée par la motivation dans son engagement public, Fatima s'est entre temps portée candidate aux élections municipales de mars 2014, avant de rejoindre Europe écologie – les Verts.

BD, 26/6/2014

NB : cet article a été réalisé suite à une soirée de présentation de six projets citoyens à Montreuil, le 24 juin, à l'initiative de l'association Ensemble pour Montreuil et du groupe local d'Europe écologie – les Verts

Photo : 15 juin 2014, la collecte du ramassage citoyen au Bel Air.

 

 



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