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De l'utilité du 8 mars...

En France, la journée internationale des droits des femmes est célébrée officiellement depuis 1982, notamment grâce à l’action d’Yvette Roudy. 8 mars, journée internationale des femmes plutôt que  journée de la femme. Ce pluriel nous renseigne en effet sur l’origine de cette manifestation, qui puise ses racines dans les luttes ouvrières du début du XXème siècle : En 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes réunie à  Copenhague,  Clara Zetkin proposa s’instaurer une journée des femmes, symbolisant les luttes en faveur du droit de vote et l’amélioration des conditions de travail.  La portée de cette journée s’est élargie dans les années 1970 avec les mouvements féministes, puis c’est l’officialisation par les Nations Unies en 1977, au travers d’une résolution invitant chaque Etat à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes. Le 8 mars se traduit depuis lors par des débats, colloques, expositions ou manifestations organisés travers le monde entier.

On ne peut que se féliciter des manifestations organisées pour le 8 mars, mais on ne peut s’en contenter. Car c’est bien la place des femmes dans la société qu’il faut encore conforter, l’égal accès aux droits, le partage des responsabilités. C’est aussi la lutte contre les violences qu’il convient de poursuivre et d’intensifier. Sans oublier le droit de disposer de son propre corps : Rappelons-nous les récentes polémiques sur l’IVG en Espagne, au Parlement européen, en Suisse, et même en France à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes…

Les acquis sont parfois fragiles : Prenant l’exemple de l’IVG, on constate qu’il existe aujourd’hui, dans la plupart des pays européens, une législation garantissant aux femmes le droit d’interrompre leur grossesse pour des raisons non médicales. Mais les règles en vigueur peuvent être modifiées dans des circonstances liées à des pressions religieuses ou à un simple changement de majorité politique. Et comme sur la plupart des questions éthiques, les institutions européennes, frileuses, refusent de s’emparer du sujet et préfèrent se retrancher derrière les Etats membres.

C’est donc à tous les niveaux - international, européen, national, local- qu’il faut  continuer à agir pour faire avancer les droits des femmes et l’égalité pour tous. Saluons à ce propos l’adoption récente d’un plan d’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes par la ville de Montreuil.

Et n’oublions pas que le 8 mars, c’est tous les jours.

LN-3 mars 2014.

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