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4 bougies pour l'horreur nucléaire

A Montreuil, à la Maison de l'Arbre, la compagnie "Brut de béton production" propose du 11 au 15 mars une manifestation plurielle sur l'horreur nucléaire. Moments d’information, de réflexion, d’émotion, d’espoir et de vie aussi. Le 11 mars, 4 années exactement après le début de la catastrophe de Fukushima. Mais il sera aussi question de Tchernobyl, et du Blayais , en France,  où fin 1999 nous sommes passés tout près du désastre.

 

Depuis l'accident à la centrale de Fukushima Daiichi, le 11 mars 2011, la vie de la région et de ses habitants est bouleversée. Une vaste partie, équivalente à la Seine-Saint-Denis en surface, est inhabitable pour des décennies. A l'extérieur, selon l'éloignement du site de la centrale, la vie a bien du mal à reprendre.

 

50 000 personnes sont parties vivre dans leurs familles, ailleurs au Japon. 120.000 sont encore dans des logements provisoires de la préfecture de Fukushima. Tout le monde se balade avec des dosimètres, pour mesurer la radioactivité. On gratte la terre partout, pour enlever la couche contaminée. On la stocke dans des sacs, qu'on met au bord des routes, puis qu'on entasse ça et là, sur 350 « grands sites » et 13 000 petits. Les dépôts provisoires deviennent définitifs. Les sacs ont des problèmes de résistance, tenir la contamination semble impossible. Les maisons ont été passées au Karcher, les eaux recueillies et elles aussi stockées, en attendant...

 

Les municipalités alentour tentent de faire revenir la population. Mais les jeunes familles avec enfants ne veulent pas rentrer. L'agriculture est à l'arrêt. On ne peut plus aller dans les bois cueillir les champignons comme on aimait le faire avant : ils sont fortement contaminés, interdits à la consommation.

 

Les entreprises sont parties, tout est désorganisé. Du coup, on embauche sans problème sur le site de la centrale. On continue d'y refroidir les réacteurs détruits. Comme la nappe phréatique passe sous la centrale, l'eau du refroidissement est pompée et rejetée pour partie en mer. 650 000 mètres cubes d'eau contaminée sont stockés sur le site où travaillent 6000 personnes (comme quoi, il faut bien reconnaître que le nucléaire est une source d'emplois nombreux).

 

Mais la facture est lourde, très lourde pour le Japon. Et elle ne cesse de gonfler. On en est à l'équivalent de 80 milliards d'euros de coûts directs, c'est à dire sans compter les achats de pétrole, par exemple, nécessaire pour faire tourner les centrales thermiques puisque les 54 réacteurs nucléaires du pays sont à l'arrêt depuis 4 ans.

 

En France, le très officiel Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) évalue le coût d'un tel accident nucléaire à 130 milliards d'euros. Le coût direct, minimum.

 

BD

 

NB : Article rédigé suite au Café écolo organisé le 24 novembre 2014 à Montreuil, avec le témoignage de Jean-Baptiste de Pannafieu, journaliste scientifique et écologiste montreuillois, de retour d'un voyage de presse à Fukushima.

 

(1) La manifestation est soutenue par la coopérative EELV. Le programme de la manifestation du 11 au 15 Mars

 

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