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25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Ce n’est que tardivement que la prise de conscience des violences envers les femmes s'est faite, notamment grâce aux mouvements féministes qui les ont dénoncées à partir des années 70. En France une première enquête nationale, réalisée en 2000, a révélé l’ampleur du phénomène. Depuis, la législation s’est progressivement renforcée, pour sanctionner les auteurs et mieux protéger les victimes, mais elle reste encore insuffisante en particulier en matière de prévention.

Le quatrième plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016)[1], présenté vendredi dernier par la Ministre des droits des femmes, entend systématiser les réponses à toutes les étapes du parcours des victimes.  Car il est nécessaire d’améliorer l’écoute et l’orientation, l’accueil en commissariat, garantir l’accès à un hébergement d’urgence, créer des passerelles vers le logement social, réformer l’ordonnance de protection…  C’est aussi la formation initiale ou continue des professionnels impliqués qu’il convient de généraliser pour prévenir et mieux prendre en charge les violences: Travailleurs sociaux, médecins et sage femmes, magistrats, avocats, forces de l’ordre, enseignants, tous sont concernés.

Le phénomène des violences faites aux femmes constitue une violence de la société toute entière qui commence par la tolérance à l’égard des agressions et des propos sexistes. Ce qui doit changer ? Le regard de la société sur les femmes : A l’école, à l’université, dans les médias, dans le sport, au travail etc… Car toutes les violences exercées à l’encontre des femmes sont inséparables les unes des autres. Loin d’être une juxtaposition de formes différentes, elles forment un continuum avec la domination sexiste pour fondement commun.

En Seine St Denis, l’Observatoire des violences envers les femmes, créé par le Conseil général en 2002, travaille depuis plus de 10 ans sur ces problématiques. Cette structure pionnière expérimente des dispositifs et des outils qui ont fini par constituer un arsenal protecteur pour les femmes victimes de violences et leurs enfants :  téléphone portable d’alerte pour les femmes en très grand danger,  consultations de psycho-traumatologie, protocole de mise en œuvre de l’ordonnance de protection des femmes victimes de violences, accompagnement protégé des mineurs,  lutte contre les mariages forcés ou encore sensibilisation des jeunes à la lutte contre le sexisme…. L’observatoire milite aussi pour une prise en charge globale permettant non seulement aux femmes de faire face à l’urgence, mais aussi d’être accompagnées durablement, afin de pouvoir reprendre leur vie en main.

A Montreuil, de nombreux partenaires travaillent ensemble pour faire reculer les violences et soutenir les femmes : associations de quartiers, associations de femmes,  commissariat (cellule d’écoute), centre de santé (consultations de victimologie), mission droits des femmes etc…  Et plus nombreux encore sont celles et ceux qui ont choisi de se mobiliser pendant la semaine du 25 novembre[2].

Ensemble dire non aux violences.

 

LN


[1] 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes 2014-2016

[2] Voir l’ensemble des manifestations sur le site de la vile : www.montreuil.fr

 

 

 

 

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